La Haute Autorité de Santé opposée aux régimes amincissants

10 octobre 2011 par Sophie Barthélemy (comparamutuelles)

La Haute Autorité de Santé opposée aux régimes amincissants

A l’origine de nombreuses maladies et répandu dans toute la population, le surpoids est déclaré ennemie de santé publique n°1. Un adulte sur deux et un enfant sur cinq sont en surpoids en France, une situation qui doit être corrigée par des mesures d’hygiènes de vie et non des médicaments ou régimes amincissants.

Les dernières recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) en matière de traitements du surpoids et de l’obésité sont claires, les régimes amincissants et les médicaments ne sont d’aucune efficacité pour se débarrasser définitivement de ses excès. La seule voie de salut est dans le changement des habitudes.

Adopter une nouvelle hygiène de vie

L’HAS tire les leçons des empoisonnements liés aux produits d’amincissement Alli ® et Xénical ® qui agissent défavorablement sur le foie. L’institution dit stop aux divers médicaments en libre circulation sur le marché, ainsi qu’aux régimes alimentaires auto-prescrits et infiniment renouvelés qu’elle qualifie de « nocifs et inefficaces à long terme ».

 

Pour vaincre son surpoids ou son obésité, l’HAS préconise des traitements à long terme, basés sur un suivi médical régulier et un changement profond de ses modes de consommation et d’activités.

Le patient doit progressivement retrouver un équilibre alimentaire et pratiquer régulièrement une activité physique modérée, d’une durée d’1 heure par jour pour les enfants, et de 2 heures 30 pour les adultes.

Un suivi médical sur le long terme

Les amaigrissements expéditifs ont prouvé leur duplicité et sont à proscrire. Priorité aux démarches à long terme, raisonnées et contrôlées.

 

Pour étayer son action, la HAS compte stopper la généralisation du surpoids en améliorant la prévention, en particulier auprès des jeunes enfants.

Quant aux personnes souffrant d’obésité ou en surpoids, l’autorité privilégie la mise en place d’un accompagnement diétético-psychologique à long terme. Précisément, les personnes dites en surpoids, susceptibles d’engager une telle démarche, sont celles dont l’Indice de Masse Corporelle (IMC) est compris entre 25 et 29.9. L’obésité est déclarée lorsque l’IMC est supérieur à 30. L’IMC est obtenu en divisant le poids (en kg) par la taille (en cm) au carré.

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Obésité, surpoids : détecter à temps pour mieux traiter – Destination Santé

Obésité, surpoids : détecter à temps pour mieux traiter

[10 octobre 2011 – 15h18]

Diabète et maladies cardio-vasculaires mais aussi… conséquences morphologiques et esthétiques : surpoids et obésité impactent considérablement la qualité de vie. Et les chiffres français dans ce domaine, sont alarmants. Près de 5% des adultes et 3,5% des enfants en effet, souffrent d’obésité. Quant au surpoids, il affecte 32% des adultes et 14,5% des enfants.

Selon la Haute autorité de Santé (HAS), « chez les enfants, si la situation est installée à la puberté, le risque de rester en surpoids ou obèse est élevé. Entre 20% et 50% avant la puberté et entre 50% et 70% après la puberté ». Une bonne raison pour la Haute Autorité, de publier deux nouvelles recommandations de bonnes pratiques. L’une concerne les adultes et l’autre, les enfants et adolescents.

Ne pas négliger l’IMC

La HAS recommande « le calcul systématique de l’Indice de Masse corporelle (IMC) chez tout patient quel que soit son âge, sa corpulence apparente et le motif de la consultation. Chez l’adulte, pour un IMC entre 25 et 35 kg/m², l’examen devra être complété par la mesure du tour de taille. Chez l’enfant, la courbe d’IMC doit être tracée dès les premiers mois de la vie et surveillée attentivement au minimum 2 à 3 fois par an ».

Changer les habitudes alimentaires

En ce sens, le médecin généraliste doit jouer un rôle de tout premier ordre. C’est lui qui doit déclencher la prise en charge des adultes en surpoids ou présentant une obésité. Une prise en charge qui repose sur l’éducation thérapeutique (diététique, éducation physique, accompagnement psychologique…), avec un suivi régulier et prolongé d’au moins deux ans.

Le suivi diététique. Pour la HAS, « les régimes à visée amaigrissante ne sont pas recommandés, quelle qu’en soit la nature car ils sont nocifs et inefficaces à long terme ». C’est donc bien la prise en charge médicale qui doit aider le patient à trouver un équilibre nutritionnel en changeant durablement ses habitudes alimentaires ;

La pratique d’une activité physique. L’objectif est d’atteindre au moins 2h30 par semaine d’activité physique pour les adultes, et une heure par jour pour les enfants.

L’accompagnement psychologique implique une relation de confiance avec un professionnel de santé. Pour les enfants ou les adolescents, un suivi psychologique et/ou pédopsychiatrique est recommandé dans certains cas. Par exemple en cas de formes sévères d’obésité, ou lorsqu’une souffrance psychique intense est identifiée.

La HAS conclut en mettant en garde contre les traitements médicamenteux, qui rappelle-t-elle « ne sont recommandés ni chez l’adulte ni chez l’enfant et l’adolescent ».

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Canoe – Infos – Perte de poids, maladie épidémique

Perte de poids, maladie épidémique

07/10/2011 18h13

 

Considérant les données alarmantes, à travers le monde, de l’augmentation de l’obésité, les régimes ne suffisent plus. Il faut effectuer une rééducation complète de nos habitudes alimentaires.

Après les Américains, ce sont les Européens qui prennent le taureau par les cornes pour cesser la progression inquiétante du taux d’obésité, surtout chez les enfants. Selon Doctissimo.fr, le gouvernement et la Haute Autorité de santé en France (HAS) concertent leurs efforts pour sensibiliser et conscientiser les gens à une rééducation complète de leurs habitudes alimentaires.

L’obésité est désormais considérée comme une maladie épidémique, et ce, mondialement. En un peu plus d’une décennie en France, on compte une augmentation de plus de 70% des cas d’obésités. La HAS a publié pour la première fois un guide pratique, accessible à la population, contenant non seulement des indications pour la perte de poids, mais aussi les coordonnées de spécialistes et médecins pouvant prendre en charge les cas de surpoids et d’obésité.

Le Dr Cédric Grouchka, membre du Collège de la HAS, rappelle l’importance du dépistage d’un surpoids ou d’une obésité future, surtout chez l’enfant. L’adage «mieux vaut prévenir que guérir» prend, selon lui, toute son importance lorsqu’il s’agit de perte de poids.

En effet, on connaît désormais les effets néfastes de régimes répétitifs et inappropriés sur la santé, tout autant que la prise de divers médicaments ou produits naturels réputés pour être miraculeux. Il s’agit donc ici d’une prise en charge complète par les spécialistes et les médecins, afin d’appliquer un régime alimentaire permanent et non temporaire.

Le Dr Grouchka insiste: «Il faut mettre l’accent sur l’éducation thérapeutique du patient diagnostiqué, de manière à lui transmettre un savoir suffisant pour qu’il comprenne sa maladie et ce qu’on lui demande d’atteindre comme objectif».

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