Et si j’augmentais la part de légumes dans mon alimentation ?

Mon dernier article date du 31 janvier 2012.

Voilà 5 ans que je n’ai rien publié sur le sujet, qui m’intéresse toujours autant. Je suis toujours fasciné par notre cerveau et notre métabolisme, toujours en quête d’un Graal.

Un peu comme si la vérité est ailleurs, ailleurs que dans l’assiette, ailleurs que dans le régime.

Quel paradoxe avec le titre ce post !

Provocation volontaire, sur notre liberté de choix toute relative, compte tenu de nos fonctionnements non conscients, sur ce graal de la reconnaissance cher à chacun d’entre nous, et qui peut faute d’équilibre, devenir pathologique.

J’ai envie de poursuivre ce blog avec des vidéos, et l’avenir nous le diras 🙂

 

Obésité, l’hypothèse du second cerveau

Un régime riche en graisses et en sucres retarde le vieillissement du système nerveux entourant le tube digestif. Ce phénomène pourrait expliquer certaines anomalies fonctionnelles retrouvées chez les obèses.

Un autre cerveau dans l’abdomen

Quelques 100 millions de neurones répartis sur la longueur du système digestif régulent les principales fonctions de ce dernier (motricité, absorption, sécrétions). Capable de fonctionner de façon autonome ces neurones constituent un « second cerveau », appelé système nerveux entérique (SNE) qui reste encore en grande partie terra incognita. Pourtant, « dans un contexte d’augmentation du nombre de cas d’obésité, étudier le SNE qui régule toutes les fonctions clés nécessaires à l‘absorption des aliments et aussi à la régulation de la prise alimentaire paraît indispensable » explique Michel Neunlist, chercheur à l’INSERM.

Dans le cadre d’un projet de recherche franco-allemand, il a étudié, avec Raphaël Moriez également de l’INSERM, l’impact d’un régime riche en sucre et graisse sur le SNE et ses répercussions sur la vidange gastrique et le transit intestinal. Pour ce faire, ils ont nourri des souris avec un régime de type « fastfood » de leur 5ème semaine à leur 18ème semaine, qui correspond à l’âge adulte chez ces rongeurs, et observé les conséquences sur le tube digestif et le SNE.

L’estomac bloqué à l’adolescence

Leurs résultats, publiés dans The Journal of Physiology, prouvent que ce type de régime a bien des effets sur le cerveau abdominal. « Nous montrons d’abord que les organes du tube digestif vieillissent différemment et qu’un régime gras et sucré retarde le vieillissement de l’estomac » relate Michel Neunlist.

En effet, les chercheurs ont constaté chez les souris témoins une diminution du nombre de neurones du SNE à l’âge adulte associée à une diminution de la vidange gastrique, la capacité qu’a l’estomac de se vider. Chez les souris nourries avec un régime hypercalorique, la mortalité neuronale est moindre et la vidange gastrique accélérée. « Tout se passe comme si l’estomac de ces souris restait bloqué à la période de l’adolescence, moment de la vie où la prise de nourriture est maximale. Cela pourrait être un facteur d’explication de l’obésité : avec une vidange gastrique accélérée (phénomène retrouvé chez les obèses) la sensation de satiété disparait plus rapidement et la faim revient » détaille le chercheur.

Avec son équipe il travaille maintenant sur deux axes : d’abord observer les conséquences d’un tel régime alimentaire sur d’autres fonctions digestives, notamment les fonctions de barrière qui empêchent les agents pathogènes de pénétrer dans l’organisme à travers la muqueuse intestinale. Et ensuite identifier les nutriments (sucres ou graisses) qui ont le plus d’effet sur l’évolution du système nerveux entérique.

Sciences et Avenir.fr
24/01/2012

Perte de poids: les méthodes dangereuses pour la santé ont leurs adeptes par Claudette Samson

 

Claudette Samson
Le Soleil

(Québec) Sauter des repas, prendre des laxatifs ou des pilules coupe-faim, se faire vomir… Au Québec, presque 4 personnes sur 10 ayant essayé de maintenir leur poids ou de le réduire ont eu recours à une méthode dangereuse pour leur santé à un moment ou l’autre sur une période de six mois.

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié hier les résultats de la première enquête ayant porté sur le recours à des méthodes dites dangereuses pour le maintien ou la perte de poids. L’enquête réalisée en 2008 a porté sur la population de 15 ans et plus et fait la distinction entre le recours à des méthodes dites saines (faire de l’exercice, manger des fruits et légumes…) et d’autres dites mauvaises.

Quelque 36 % des gens ont ainsi tenté de perdre du poids ou de le maintenir d’une façon ou d’une autre.

Et de ce nombre, 37 % ont eu recours à une méthode présentant un potentiel de dangerosité pour la santé : sauter des repas, prendre des substituts de repas, des laxatifs, des pilules qui font uriner, des pilules coupe-faim, des médicaments pour maigrir prescrits par un médecin, des produits amaigrissants, commencer ou recommencer à fumer, utiliser des crèmes, des timbres ou des machines ou se faire vomir.

Plus de femmes

C’est sans surprise que l’on apprend que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à recourir à ce type de méthodes et, parmi elles, davantage de femmes monoparentales que de femmes vivant en couple avec ou sans enfant.

L’ISQ établit aussi un lien avec le niveau de revenu. Près d’une personne sur deux du groupe étudié se considérant comme pauvre ou très pauvre a eu recours à ces méthodes contre une sur trois chez celles estimant leur revenu suffisant.

Il en va de même pour les personnes obèses, qui sont plus nombreuses à utiliser une méthode potentiellement nuisible que celles qui font de l’embonpoint ou ont un poids normal.

Enfin, il y a aussi un lien avec la détresse psychologique, celles qui ont un niveau élevé de détresse y recourant plus souvent que celles dont ce niveau est faible ou modéré (46 % contre 33 %). L’ISQ ne peut dire cependant si c’est le recours aux méthodes potentiellement nuisibles pour la santé qui explique un niveau élevé de détresse psychologique ou, à l’inverse, la détresse psychologique qui donne lieu à ces méthodes.

Les résultats de l’étude peuvent être consultés à l’adresse suivante :

http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/sante/poids2011.htm

Obésité : contrôle neuro-comportemental plutôt que privation !

Encore aujourd’hui, l’obésité va de pair avec la notion de capacité personnelle à choisir des aliments sains et des portions restant dans un cadre alimentaire compatible avec la perte de poids. Une nouvelle étude en médecine préventive menée par des spécialistes du comportement du Rush University Medical Center recommande désormais une approche neuro-comportementale qui permet au cerveau de contrôler le comportement alimentaire, en réponse à des stimuli de l’environnement.

En général, les patients en surpoids et obèses reçoivent des conseils de privation sur les contraintes à respecter pour perdre du poids et sont simplement encouragés à lutter contre l’envie puissante de manger les aliments délicieux disponibles autour d’eux. Or, nous savons que cette approche ne fonctionne que rarement, même sur les plus motivés ! De plus, l’idée que le surpoids et l’obésité sont liés à des choix personnels ou à un manque de volonté, stigmatise encore plus les patients et finit par les démotiver.

Ce nouveau modèle pose un cadre scientifique qui décrit comment les choix personnels sont affectés par des facteurs biologiques et environnementaux. Ainsi, 3 processus neurologiques sont impliqués dans l’obésité et l’hyperphagie : récompense alimentaire, contrôle de l’inhibition et actualisation du temps.

Le processus de récompense alimentaire est médiatisé par une voie nerveuse dans le cerveau (le système dopaminergique mésolimbique) qui inclut à la fois l’expérience du plaisir et la motivation pour obtenir et consommer des aliments agréables au goût. Les personnes qui ont une plus grande sensibilité à la récompense ont des envies plus fortes d’aliments sucrés et gras, provocant la vulnérabilité à la suralimentation et au gain de poids.

Le contrôle de l’inhibition qui permet au-delà de l’intensité des envies de nourriture, de contrôler son comportement en dépit d’une forte motivation à manger est médiatisée par le cortex préfrontal du cerveau – zone critique pour la maîtrise de soi, la planification et l’orientation du comportement. Cette région du cerveau s’active lorsqu’il s’agit de choisir des aliments sains plutôt que tentants.

La capacité de se projeter dans le temps – évaluation du bénéfice futur – est le 3e facteur qui réduit probablement les taux de succès des interventions diététiques contre l’obésité. Le plaisir immédiat de manger a un poids plus important sur la prise de décision que les bénéfices d’une perte de poids future. Cette projection temporelle est régie par les mêmes régions du cerveau associées à la récompense alimentaire et au contrôle de l’inhibition.

Il devient donc plus efficace d’aider les patients à contrôler leur poids grâce à des stratégies axées sur l’interaction entre le cerveau et l’environnement, plutôt que par une approche traditionnelle de privation.

(Pr. Brad Appelhans and Al. – Journal of the American Dietetic Association)

3 grands câblages de notre cerveau

Quand on regarde de plus prés, beaucoup plus prés, on constate que notre cerveau suit des câblages bien définis qui nous font agir ou non dans chaque situation. C’est une des multiples raisons qui peuvent faire qu’à mettre en place des comportements antinomiques avec ces fonctionnements naturels soit une véritable gageure.

1 La matrice du plaisir 

C’est notre tout premier câblage.  On pourrait presque dire que nous sommes fabriqué pour cela. Imaginer un instant que vous soyez fabriqué, conçu, structuré pour être en quête perpétuelle de plaisir. Et cela, sans le savoir.

Pour notre cerveau, c’est le cas. Il cherche en permanence une récompense, et sa récompense a lui, c’est la sécrétion de dopamine. Un neurotransmetteur appelé aussi molécule du plaisir.

2 La peur

C’est notre second câblage. Pour prendre du plaisir il faut être vivant et le câble de la peur est là pour nous protéger. Si notre cerveau identifie une menace, immédiatement il provoquera chez nous une réaction.

3 L’inhibition de l’action

C’est notre troisième câblage. C’est le câblage qui nous permet de faire « le dos rond » de « laisser passer l’orage ». Il comporte deux phases, une temporaire qui nous permet parfois de sortir de situations extrêmes (ou identifiées comme telles) , et une autre, si la première dure trop longtemps  qui nous entraîne doucement vers notre destruction.

 

SOURCE DU SCHEMA:http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_03/a_03_p/a_03_p_que/a_03_p_que.html

Le cauchemar de l’obsession

J’ai lu ça dans un forum et il me semble que c’est un bon exemple.  Ici on lit bien le coté obsessionnel de la variation pondérale. Je ne suis pas sur que cette personne s’en rende compte d’ailleurs

« Ne perd pas espoir, la première semaine j’avais perdu 1,100, et la deuxième repris 800g. Mais la 3ème, je les ai reperdus. Je ne suis pas allée à ma réunion cette semaine, mais je sens que mes pantalons sont encore moins serrés (et ma balance me note un poids encore plus bas)…

Il suffit d’être dans la mauvaise semaine, ou même de ne pas être allée aux toilettes pour que ça remonte.

Bon courage pour la suite »

viaWeightWatchers.fr : Communauté – Forums.

Epicure ne reconnaitrait pas les Epicuriens d’aujourd’hui

Épicure (-347 à -270) est sans aucun doute la figure de proue de l’hédonisme. Dans sa Lettre à Ménécée, il expose les principes de son éthique sensualiste et rationnelle. Il montre surtout qu’il est possible de vivre en recherchant le plaisir sans pour autant être un débauché et un pervers.

 

Pour les épicuriens, le bonheur est donc quelque chose d’atteignable. Mais pour cela, il faut distinguer les plaisirs qui sont naturels et nécessaires, comme manger ou boire, de ceux qui ne le sont pas. Comme seuls les plaisirs qui sont naturels et nécessaires doivent être recherchée, l’épicurisme implique un certain ascétisme. Comparée à la recherche effrénée des plaisirs qu’évoque aujourd’hui ce mot, l’épicurisme antique impliquait donc une certaine retenue. C’était une sagesse assez austère qui sacrifiait certains plaisirs pour éviter des déplaisirs plus grands.

viaLE CERVEAU À TOUS LES NIVEAUX!.

Après un régime, le poids repris par une femme ménopausée est constitué de plus de masse grasse que de masse maigre

Après un régime, le poids repris par une femme ménopausée est constitué de plus de masse grasse que de masse maigre

Chez des femmes ménopausées en surpoids, après un amaigrissement volontaire, la reprise pondérale se fait au bénéfice de la masse grasse plus que de la masse maigre.

Cette étude clinique randomisée portait sur 78 femmes ménopausées entre 50 et 70 ans en obésité viscérale. Leur IMC était compris entre 25 et 40 kg-1.m-2 et leur tour de taille supérieur à 88 cm. Elles ont été réparties en 3 groupes pour suivre un programme de perte de poids pendant 5 mois (régime seul, régime et gym douce, régime et activité physique intense). Toutes recevaient un régime hypocalorique de 400 Kcal inférieur à leur dépense énergétique.

Au bout de 5 mois, aucune différence significative n’était observée entre les 3 groupes. La perte de poids au bout de 5 mois était de 11,5 kg en moyenne, dont 8,19 kg de masse grasse et 3,65 kg de masse maigre. L’amaigrissement a donc fait perdre davantage de masse grasse que de masse maigre.

A 12 mois, 84% des participants pesaient toujours moins qu’au début de l’étude. Toutefois, les personnes qui avaient repris du poids (≥ 2 kg) ont repris plus de masse grasse que de masse maigre. En moyenne, 26% de la masse grasse perdue était reprise contre seulement 6% de la masse maigre perdue.

Pour tout kilo de gras perdu, 260 g de muscle étaient perdus, alors que pour tout kilo de gras repris, seulement 120g de muscle étaient récupérés.

Dans leur conclusion, les auteurs se posent notamment la question de savoir si, à l’issue de l’étude, les participantes qui ont repris du poids n’étaient pas plus « obèse sarcopénique » qu’avant ?

(Kristen M Beavers, Mary F Lyles, Cralen C Davis and col. (2011) Is lost lean mass from intentional weight loss recovered during weight regain in postmenopausal women? American Journal of Clinical Nutrition; 94:767-74.)

viaAprès un régime, le poids repris par une femme ménopausée est constitué de plus de masse grasse que de masse maigre.