Et si j’augmentais la part de légumes dans mon alimentation ?

Mon dernier article date du 31 janvier 2012.

Voilà 5 ans que je n’ai rien publié sur le sujet, qui m’intéresse toujours autant. Je suis toujours fasciné par notre cerveau et notre métabolisme, toujours en quête d’un Graal.

Un peu comme si la vérité est ailleurs, ailleurs que dans l’assiette, ailleurs que dans le régime.

Quel paradoxe avec le titre ce post !

Provocation volontaire, sur notre liberté de choix toute relative, compte tenu de nos fonctionnements non conscients, sur ce graal de la reconnaissance cher à chacun d’entre nous, et qui peut faute d’équilibre, devenir pathologique.

J’ai envie de poursuivre ce blog avec des vidéos, et l’avenir nous le diras 🙂

 

Obésité, l’hypothèse du second cerveau

Un régime riche en graisses et en sucres retarde le vieillissement du système nerveux entourant le tube digestif. Ce phénomène pourrait expliquer certaines anomalies fonctionnelles retrouvées chez les obèses.

Un autre cerveau dans l’abdomen

Quelques 100 millions de neurones répartis sur la longueur du système digestif régulent les principales fonctions de ce dernier (motricité, absorption, sécrétions). Capable de fonctionner de façon autonome ces neurones constituent un « second cerveau », appelé système nerveux entérique (SNE) qui reste encore en grande partie terra incognita. Pourtant, « dans un contexte d’augmentation du nombre de cas d’obésité, étudier le SNE qui régule toutes les fonctions clés nécessaires à l‘absorption des aliments et aussi à la régulation de la prise alimentaire paraît indispensable » explique Michel Neunlist, chercheur à l’INSERM.

Dans le cadre d’un projet de recherche franco-allemand, il a étudié, avec Raphaël Moriez également de l’INSERM, l’impact d’un régime riche en sucre et graisse sur le SNE et ses répercussions sur la vidange gastrique et le transit intestinal. Pour ce faire, ils ont nourri des souris avec un régime de type « fastfood » de leur 5ème semaine à leur 18ème semaine, qui correspond à l’âge adulte chez ces rongeurs, et observé les conséquences sur le tube digestif et le SNE.

L’estomac bloqué à l’adolescence

Leurs résultats, publiés dans The Journal of Physiology, prouvent que ce type de régime a bien des effets sur le cerveau abdominal. « Nous montrons d’abord que les organes du tube digestif vieillissent différemment et qu’un régime gras et sucré retarde le vieillissement de l’estomac » relate Michel Neunlist.

En effet, les chercheurs ont constaté chez les souris témoins une diminution du nombre de neurones du SNE à l’âge adulte associée à une diminution de la vidange gastrique, la capacité qu’a l’estomac de se vider. Chez les souris nourries avec un régime hypercalorique, la mortalité neuronale est moindre et la vidange gastrique accélérée. « Tout se passe comme si l’estomac de ces souris restait bloqué à la période de l’adolescence, moment de la vie où la prise de nourriture est maximale. Cela pourrait être un facteur d’explication de l’obésité : avec une vidange gastrique accélérée (phénomène retrouvé chez les obèses) la sensation de satiété disparait plus rapidement et la faim revient » détaille le chercheur.

Avec son équipe il travaille maintenant sur deux axes : d’abord observer les conséquences d’un tel régime alimentaire sur d’autres fonctions digestives, notamment les fonctions de barrière qui empêchent les agents pathogènes de pénétrer dans l’organisme à travers la muqueuse intestinale. Et ensuite identifier les nutriments (sucres ou graisses) qui ont le plus d’effet sur l’évolution du système nerveux entérique.

Sciences et Avenir.fr
24/01/2012

Depuis 1825 on parle de régimes, jamais de comportement

Pendant près de 150 ans, du début du XIXe siècle jusqu’à la fin des années 1960, médecins et scientifiques ont été d’accord pour affirmer, preuves à l’appui, que le seul moyen efficace de maigrir, c’est de manger moins de pain, pâtes, riz, pommes de terre, sucre. Mais au début des années 1970, changement de cap : les nutritionnistes vont soudain défendre l’idée que ce sont les calories et/ou les graisses qui sont responsables du surpoids. Pour maigrir, disent-ils alors « il faut manger moins gras » et « consommer des féculents à chaque repas. »

A travers un historique précis et détaillé, Thierry Souccar, journaliste et écrivain scientifique, spécialiste de nutrition et de biologie du vieillissement, nous explique pourquoi ce retournement a eu lieu, comment il est à l’origine de l’explosion de l’obésité et du diabète, et que la recherche récente confirme ce que l’on a su et appliqué avec succès pendant 150 ans : si l’on veut maigrir, il faut manger moins de pain, pâtes, riz, pommes de terre, céréales.

1825-1969 : Ce que nous dit l’histoire des régimes

En 1825, Jean-Anthelme Brillat-Savarin publie La physiologie du goût. Il a interrogé plus de 500 contemporains obèses. Tous partagent une particularité qui a frappé l’auteur : ils mangent beaucoup de féculents : pain, pâtes, pommes de terre, riz. Brillat-Savarin en déduit que « les amidons et les farines que l’homme utilise comme base journalière de son alimentation » sont à l’origine de l’obésité et que le sucre aggrave les choses.

En 1844, le Dr Jean-François Dancel donne une conférence sur le surpoids et l’obésité à l’Académie des Sciences, à Paris. Cas à l’appui, Dancel montre que l’on guérit tous les obèses, « sans exception », par un régime riche en protéines comme la viande, et très pauvre en pain, pâtes, riz et sucre. « Tous les aliments riches en carbone et en hydrogène [les glucides], dit-il, ont tendance à produire de la graisse. »

En 1856, le Dr William Harvey, un médecin londonien, rapporte que « les sucres et les farineux sont utilisés pour engraisser les animaux et qu’un régime qui n’en comprend pas pourrait être utile pour arrêter la formation de graisse. » En 1862, Harvey prescrit un tel régime à William Banting, un de ses patients obèses. En 9 mois, celui-ci perd 25 kilos.

En 1862, Banting publie à son tour une « Lettre sur la corpulence » de 16 pages. Il décrit les régimes qu’il a essayés sans succès, et comment une alimentation pauvre en sucres et féculents lui a permis de perdre si facilement du poids. Le fascicule de Banting devient un best-seller européen.

Le régime Banting a un tel succès que même les têtes couronnées s’y mettent. En 1864, Napoléon III suit comme beaucoup de ses compatriotes le régime Banting, avec « un grand bénéfice. »

En 1869, Thomas Tanner, le célèbre médecin britannique, publie The Practice of Medicine, dans lequel il donne une longue liste de traitements ridicules contre l’obésité, dont la saignée, les sangsues et… les régimes sans graisses. Toutes ces méthodes, écrit-il, échouent lamentablement. Le seul traitement efficace, assure-t-il, c’est d’éviter les glucides, pain, farineux, pommes de terre, sucre.

En 1877, dans Anna Karénine, Léon Tolstoï se fait l’écho des régimes que suivent ses contemporains lorsqu’ils veulent maigrir. L’amant d’Anna, le comte Vronsky doit participer à une course équestre qui exige de ne pas dépasser le poids de 160 livres. Pour y parvenir, écrit Tolstoï, « il évitait les aliments farineux et les desserts. »

En 1901, le Dr William Osler, considéré comme le père de la médecine américaine moderne écrit dans Principles and Practice of Medicine, ouvrage de référence, que les obèses doivent pour maigrir et rester en bonne santé « réduire les farineux et les sucres. »

En 1925, le Dr Gardiner Hill (Hôpital St Thomas de Londres) décrit dans le Lancet les principes du régime amaigrissant dont l’efficacité est avérée : « Toutes les formes de pain contiennent une forte proportion de glucides, qui vas de 45 à 65 pour cent. Il doit donc être condamné. »

Entre 1943 et 1952, des chercheurs de Stanford, Harvard, Chicago, Cornell, publient indépendamment une série d’articles sur l’obésité et les moyens de la traiter. Tous ces régimes se ressemblent. Ils interdisent invariablement sodas, sucre, miel, sucreries, fruits au sirop, gâteaux, tartes, biscuits, pain, pommes de terre, pâtes, céréales du petit déjeuner.

En 1963, le livre de référence en Grande-Bretagne, Human Nutrition and Dietetics, écrit par Sir Stanley Davidson et Reginald Passmore rappelle que « la consommation d’aliments riches en glucides devrait être réduite drastiquement dans la mesure où ces aliments sont la cause la plus commune d’obésité. » À l’époque, c’est tellement évident que Passmore écrit : « N’importe quelle femme sait que les glucides font grossir : d’ailleurs tous les nutritionnistes sont d’accord avec cela. »

En 1972, parution du Régime du Dr Atkins.

Comment en est-on alors venu à conseiller des régimes pauvres en graisses ?

Vers le milieu des années 1960, c’est le règne des calories. On se met à croire que le corps fonctionne comme une chambre à air : s’il rentre plus d’air qu’il n’en sort, la chambre à air augmente de volume. Si le corps reçoit plus de calories qu’il n’en brûle, lui aussi grossit. Oubliant un siècle et demi de recherches, les nutritionnistes se convertissent alors à un raisonnement simple :

  • 1 gramme de graisses apporte 9 calories (kcal)
  • 1 gramme de glucides 4 calories seulement

En diminuant les premières et en les remplaçant par les deuxièmes, on doit forcément stocker moins de calories, donc maigrir. Sur ce principe simple mais erroné ont été élaborées les fameuses recommandations visant à manger « moins gras », et « des féculents à chaque repas », qui sont suivies par des dizaines de millions de personnes.

Les conséquences du règne des calories et des féculents

Aux États-Unis. En 1960, 13,4 % de la population américaine était obèse ou en surpoids. À cette époque, un Américain consommait 42 % de ses calories sous la forme de graisses. À partir du milieu des années 1960, le ministère de la Santé des États-Unis mit sur pied des campagnes de sensibilisation : les Américains devaient dorénavant manger moins gras, et privilégier le pain, les pommes de terre, et le riz.

En 1970, la part des graisses dans l’alimentation américaine était passée à 40 %. Les glucides avaient augmenté en proportion.

En 1980, les graisses alimentaires ne représentaient plus que 37 % des calories aux États-Unis. Encore trop pour le gouvernement américain qui expliqua aux citoyens qu’il leur fallait aller plus loin. Manger encore moins gras, et toujours plus de céréales et de féculents. Alors l’industrie agro-alimentaire s’est dit qu’elle allait aider la planète à maigrir (et au passage trouver de nouvelles sources de revenus). À partir du début des années 1980, elle a enlevé les graisses de ses produits et les a appelés « light » (« léger »).

Dans le même temps, comme les produits céréaliers, les pommes de terre étaient encensés par les nutritionnistes, les industriels de l’agro-alimentaire en ont inondé le marché : pains de mie, baguettes en tous genres, croissants et viennoiseries, céréales du petit déjeuner, biscuits et gâteaux, crackers, frites surgelées, pommes de terre en flocons, riz instantané, pop-corns, galettes de riz soufflé, barres céréalières chocolatées. Forcément bons pour la ligne puisque dépourvus de graisses ! Parti des États-Unis, le mouvement a gagné la planète.

Au fur et à mesure que les Américains se rapprochaient du modèle idéal préconisé par les nutritionnistes, une chose bizarre a commencé d’apparaître. Les Américains ne perdaient pas un gramme. Plus étonnant encore : non seulement ils ne maigrissaient pas, mais ils grossissaient Entre 1980 et 2000, la part des graisses a continué de chuter dans l’assiette des Américains pour ne plus représenter aujourd’hui que 32 % des calories !

En 1980, chaque Américain mangeait en moyenne 400 g de glucides par jour. Il en consomme aujourd’hui plus de 500 g, soit une augmentation de 25 %, essentiellement due aux produits céréaliers et aux pommes de terre. Cette baisse des graisses et cette augmentation des glucides n’est pas venue à bout de l’obésité. Au contraire. En 1980, 15 % des Américains étaient obèses. Aujourd’hui, ils sont plus de 30 %. Les recommandations nutritionnelles, appliquées pourtant à la lettre ont multiplié par deux la proportion des obèses !

En France

Dans notre pays, les nutritionnistes conseillent également depuis 30 à 40 ans de manger moins de graisses et plus de céréales et de féculents. En 1990, 6 % de la population adulte était obèse, 8,5 % en 1997.

En 2000, le PNNS 1 se fixe l’objectif de « faire baisser de 20 % à l’horizon 2005 » le pourcentage de Français obèses, en les incitant à manger plus de fruits et légumes, moins de sucre, mais surtout moins de graisses et plus de féculents.

Cette année-là, 10,1% des Français sont obèses. Ils sont 11,5 % en 2003, et 12,4 % en 2006. En 5 ans, l’obésité n’a pas baissé de 20 %, elle a au contraire progressé de 20 %. En 2006 commence le PNNS 2, avec les mêmes recommandations nutritionnelles. En 2010, 14,5 % de la population est obèse, soit presque 20 % de plus qu’en 2006 (Source Obepi).

Bien sûr, on ne peut pas rendre le PNNS responsable de l’épidémie d’obésité et de surpoids. Mais on constate que les recommandations officielles en faveur des féculents et des farineux, qui s’accompagnent dans les supermarchés d’une déferlante de produits allégés en graisses, riches en glucides, et de la survalorisation nutritionnelle des produits céréaliers, n’ont pas permis d’enrayer la progression du surpoids.

Ce que disent les études cliniques : manger moins gras ne fait pas maigrir à long terme

Les études d’intervention qui ont utilisé des régimes pauvres en graisses (low-fat) ont eu des résultats contrastés : on observe parfois une baisse du poids après 4 à 8 mois. Mais après un à deux an, le poids perdu est repris dans la plupart des cas.

Voici par exemple les résultats des études d’intervention conduites entre 1968 et 2001, utilisant des régimes pauvres en graisses et ayant duré au moins un an. L’échec de la réduction des graisses comme moyen de perdre du poids est d’ailleurs admis par tous les organismes de recherche internationaux.

  • En 1993, des spécialistes se réunissent à l’initiative des National Institutes of Health (NIH) des États-Unis et déclarent après avoir analysé l’ensemble des résultats obtenus avec des régimes pauvres en graisses, que ceux-ci permettent « 10 % de perte de poids maximum, presque totalement repris après 2 à 5 ans. » (NIH Consensus Statement. Ann Int Med 1993, 119:764)

 

  • En 1998, nouvelle réunion de consensus à l’initiative des NIH. Il y est affirmé que « la seule diminution des graisses ne permet pas de faire maigrir les individus en surpoids. » (NIH Clinical Guidelines on Obesity. Obes Res 1998;6(Suppl 2):51S-209S)

 

  • En 2003, le ministère de la santé d’Australie réunit des spécialistes internationaux qui déclarent après avoir mis à jour les connaissances sur les régimes pauvres en graisses : « Il existe des preuves modérées que les graisses alimentaires ne sont pas un facteur indépendant du développement du surpoids et de l’obésité. » (A review of the relationship between dietary fat and overweight/obesity. NHF, 02/2003)

 

  • Le 1er mars 2010, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa, aujourd’hui Anses) corrige son précédent avis de 2001 qui conseillait de réduire les graisses à hauteur de 30-35% de l’apport calorique. Dans son nouvel avis, l’Afssa recommande pour les corps gras, une fourchette de 35 à 40% de l’apport calorique. L’Afssa précise que « en prévention primaire, les données disponibles indiquent clairement que la quantité d’énergie totale, et non la teneur en lipides des régimes, est très généralement corrélée au risque de pathologies telles que syndrome métabolique, diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires, cancers et DMLA. »

 

En admettant pour la première fois que les graisses ne sont pas responsables de l’obésité et des maladies chroniques, les nouvelles recommandations en lipides de l’Afssa (ANSES), encore aujourd’hui très peu mises en pratique par les nutritionnistes, contredisent le Programme national nutrition santé qui conseille toujours de « limiter les graisses » au motif qu’une « consommation excessive de graisses augmente à terme le risque de prise de poids ou de développer une maladie cardio-vasculaire. »

 

Ce que disent les études cliniques : les régimes pauvres en glucides plus efficaces que les régimes pauvres en graisses

Les données publiées montrent que pour maigrir et rester mince, il est préférable de limiter les glucides (surtout féculents et farineux) que de limiter les corps gras. De plus, la réduction des glucides (féculents et farineux) s’accompagne de l’amélioration de plusieurs marqueurs importants pour la santé cardiovasculaire et la prévention du diabète :

  • Augmentation du cholestérol-HDL
  • Baisse des triglycérides
  • Baisse de la glycémie
  • Baisse de l’insulinémie

 

L’espèce humaine est adaptée à un régime alimentaire pauvre en farineux et féculents, riche en fibres

Pendant 7 millions d’années, nos ancêtres ont évolué dans un environnement alimentaire riche en végétaux et en fibres, sans farineux ni féculents. Notre génome est le produit de cette évolution. L’agriculture il y a 10 000 ans avec les produits céréaliers, et la révolution industrielle il y a 200 ans avec les produits hautement transformés et raffinés, ont introduit des bouleversements importants dans le modèle alimentaire auquel nous sommes génétiquement adaptés.

La médecine évolutionniste prédit que de nombreuses maladies dégénératives trouvent leur origine dans les changements brutaux qui ont touché notre environnement, en particulier alimentaires. Un nombre croissant de chercheurs pensent que l’on pourrait prévenir et guérir les maladies de civilisation, et en premier lieu obésité et diabète, en se rapprochant du modèle alimentaire de nos lointains ancêtres.

En quoi consiste-t-il ? En mai dernier, des chercheurs des universités de Groningen (Pays-Bas), Londres (Royaume-Uni), Atlanta et Fort Collins (États-Unis) ont reconstitué le régime alimentaire de nos ancêtres du paléolithique, une période qui s’étend de 2,5 millions d’années avant J-C. à 10 000 ans avant J-C. Ce régime de chasseur-cueilleur a les caractéristiques suivantes :

Protéines : 25-29 % de l’apport calorique, soit bien plus que les 15 % du régime moderne actuel. Les protéines représentent environ 160 à 185 g/j, dont 108 à 140 g de protéines animales (oeufs, poisson, coquillages, gibier, insectes) et 45 à 54 g de protéines végétales.

Lipides : 30-39 % de l’apport calorique, soit un pourcentage proche de l’apport actuel dans les pays occidentaux. Les graisses saturées représentaient 11,5 à 12 % des calories, les monoinsaturées 5,5 à 18,5 % et les polyinsaturées 8,5 à 15 %. Elles provenaient surtout des poissons, coquillages, viandes, abats (dont cervelle), moelle osseuse, fruits oléagineux.

Glucides : 30-39 % de l’apport calorique, soit sensiblement moins que les 50 % du régime moderne actuel, en raison de l’absence de produits sucrés, céréaliers et de pommes de terre. Les glucides étaient fournis par les fruits, légumes, tubercules et racines, feuilles, fleurs.

Ce régime dit « paléolithique » a fait l’objet de plusieurs études sur le contrôle du poids. Par exemple :

Oesterdahl a démontré en 2008 qu’un tel régime diminue le poids, l’indice de masse corporelle et le tour de taille d’adultes en bonne santé, après seulement trois semaines et ce, quel que soit le niveau de calories.

Jonsson en 2009 a trouvé les mêmes bénéfices après 3 mois d’un régime de ce type chez des patients souffrant de diabète de type 2.

Lindeberg en 2007 a lui aussi trouvé des bénéfices similaires chez des patients souffrant de maladies cardiovasculaires avec intolérance au glucose ou diabète de type 2.

Deux régimes alimentaires équilibrés se rapprochent du modèle de nos ancêtres

Deux régimes se rapprochent du modèle alimentaire suivi par nos ancêtres pendant plusieurs millions d’années, et du régime amaigrissant, anti-diabète, universellement préconisé par les médecins entre le début du XIXe siècle et les années 1960.

Ces deux régimes sont les seuls à avoir systématiquement démontré leur efficacité (en particulier sur les classiques régimes hypocaloriques et les régimes low-fat) dans des études cliniques contrôlées de plus d’une année chez des patients en surpoids.

Le Nouveau Régime Atkins est la version très améliorée du régime original mis au point par Robert Atkins en 1972. Parmi les changements intervenus dans cette nouvelle version : davantage de légumes, légumineuses et fruits, et l’accent mis sur les bons corps gras. Le Nouveau Régime Atkins recommande toujours d’exclure ou de limiter farineux, féculents et produits sucrés. Il s’agit donc d’un régime de type « chasseur-cueilleur », riche en fibres, sans excès de protéines. Le Régime Atkins, ancienne formule et nouvelle, a fait l’objet de dizaines d’études qui attestent de son extrême efficacité pour diminuer le poids. Par exemple, Gardner a comparé en 2007 trois régimes (Atkins, Zone, Ornish et LEARN) pendant 12 mois chez des femmes préménopausées en surpoids, pour conclure à la supériorité de Atkins. Contrairement aux idées reçues, ce régime s’accompagne de changements très favorables à la santé cardiovasculaire : baisse du cholestérol LDL, augmentation du cholestérol HDL, baisse des triglycérides, amélioration de la sensibilité à l’insuline.

Le Nouveau Régime IG est fondé sur la sélection d’aliments à index glycémique bas. Contrairement au régime Atkins, il n’exclut pas les farineux et les féculents, mais il limite leur présence en quantité et recommande de choisir des aliments peu transformés comme les produits céréaliers complets. Ce régime vise à réconcilier l’alimentation de nos ancêtres et l’alimentation moderne, en en réduisant les inconvénients. Ce régime a été évalué dans un très grand nombre d’études d’intervention, qui montrent qu’il réduit l’appétit et fait durablement maigrir.

Source : Thierry Souccar

Validé par Alexandre Glouchkoff, diététicien nutritionniste. Lien d’intérêt : Aucun

L’exercice physique agirait sur le cerveau pour aider à perdre du poids

Une étude de l’Université de Harvard, annoncée le 23 novembre, examinant les relations neurologiques entre sport et régime a montré que l’exercice, en plus de promouvoir de bonnes habitudes alimentaires, accroît la sensibilité des sujets aux signes de satiété, et les aide à ne pas succomber aux sirènes de la nourriture.

Cette étude menée par l’Université de Harvard (Etats-Unis) et publiée par la Spanish Foundation for Science and Technology montre que lorsqu’on associe de l’exercice physique à un régime amincissant, le traitement de l’obésité est plus concluant qu’en l’absence de sport, selon le chercheur Miguel Alonso-Alonso.

Le fait d’ajouter du sport au programme aide aussi les sujets à observer leur régime sur le long terme.

Cette étude, qui s’appuie sur des données provenant de recherches épidémiologiques, montre qu’une fonction cognitive, le contrôle inhibiteur, est un facteur clé de la perte de poids. Cette fonction n’est autre que la capacité à résister à une forte tentation — comme la surconsommation de nourriture.

Selon Alonso, le fait de vivre dans un environnement qui encourage la prise de poids présente une pression constante sur ces ressources neuro-cognitives, entraînant un jugement amoindri et facilitant les pulsions de surconsommation.

L’exercice, cependant, aide à améliorer les fonctions exécutives du cerveau et permet de vaincre ces tensions, toujours selon Alonso.

Des études précédentes avaient aussi montré que le sport — sous la forme du ping-pong — aidait les enfants atteints de troubles de la coordination à améliorer leur contrôle inhibiteur.

Par ailleurs, des spécialistes du fitness sondés par le site spécialisé WebMD.com, ont établi une liste des exercices les plus efficaces pour perdre du poids: la marche, le fractionné, les squats, les pompes, les abdos — des exercices qui ciblent plusieurs types de muscles et adaptés à différents niveaux ou qui aident à brûler des calories plus efficacement.

Quand l’esprit guérit le corps

À chaque blessure légère, une petite coupure par exemple, nous constatons la capacité d’auto-guérison de notre corps. Mais cette aptitude se manifeste-t-elle dans des cas plus sérieux ? La médecine occidentale actuelle, axée sur la haute technologie et les traitements chimiques, semble faire peu de cas des solutions aussi simples et naturelles qu’un dialogue avec le patient. Certains praticiens, persuadés de l’importance et de l’efficacité de la collaboration avec le « médecin intérieur » présent en chacun de nous, développent des méthodes d’accompagnement originales. Quelles que soient leurs différences théoriques ou pratiques, ces approches encouragent le patient à explorer sa propre voie de guérison. Au-delà du profit personnel que chacun peut en tirer, l’ensemble de la société a tout à y gagner, en maîtrisant mieux le coût du système d’assurance maladie.

vidéo de la superbe émission d’Arte

La porte des croyances

Dans nos vies nous réalisons des choses quotidiennes de plusieurs ordres que je classifie en deux catégories.

-Les choses que l’on fait pour les autres.

-Les choses que l’on fait pour soi même.

Parfois on peut faire pour les autres en faisant pour soi même. « Ca me fait du bien de faire plaisir aux autres ».

Typiquement dans les comportements alimentaires on va aussi retrouver ces deux catégories. Et donc se poser la question suivante : est-ce pour moi ou pour les autres que je mange ?

Par exemple, vous êtes invité à dîner chez des amis, vous ne mangez pas forcement par faim, mais vous savez que cela fait plaisir que vous fassiez honneur aux plats. Votre culture vous pousse même à croire que de refuser de vous resservir, d’en laisser dans votre assiette etc. pourrait être vexant, offensant pour celle ou celui qui vous a invité. Depuis tout petit déjà vous avez été formaté à finir votre assiette et à accepter tout ce qu’on vous donne pour être poli. Une façon de se tenir bien à table.

Ici nous sommes bien loin des régimes, et notre comportement n’est donc pas lié uniquement à la nutrition mais bel et bien à nos croyances, nos valeurs. C’est notre carte du monde à nous. Et je n’échappe pas à la règle.

Avec cet exemple on comprend mieux pourquoi il manque l’essentiel dans les régimes quel qu’ils soient.

Changer de comportement alimentaire implique de modifier des croyances qui peuvent être très fortement ancrées en nous.

Sans vraiment le savoir s’engage une lutte à l’intérieur de nous.  D’un côté une personne qui garde sa ligne de conduite (éducation, culture), de l’autre une qui remet en cause des années de culture et de croyance. Le combat devient rapidement inégal, c’est David contre Goliath. Le pot de terre contre le pot de fer.

La question devient : suis-je capable de lutter contre ma propre culture pour quelques kilos ? Difficile n’est-ce pas ?

Maintenant, si je prends  l’exemple de celui qui mange pour lui et qui veut perdre du poids. Il y a des chances que ce soit une des choses, voire la seule qu’il fait véritablement pour lui. Un truc à lui tout seul, un truc que personne ne peux lui enlever. Son bastion, sa tour d’ivoire. Pour celui-ci, juste le mot régime est ressenti comme une menace, comme une attaque. Faire un régime c’est prendre d’assaut sont truc à lui. D’un côté il sait que son obésité, son surpoids, appelez  le comme vous voulez doit disparaître. De l’autre il sait aussi qu’il va perdre son bastion, sa forteresse, peut-être même LA SEULE CHOSE QU’IL FAIT POUR LUI.

Ici on retrouve une lutte inconsciente semblable à la précédente. Sacrifier un édifice, contre quelques kilos ? Idem pour le pot de terre contre le pot de fer.

Ces deux exemples démontrent bien que le changement de comportement alimentaire doit passer impérativement par une modification des croyances solidement ancrées.  Ces deux exemples démontrent bien pourquoi dans notre système d’activation de l’action (post du 17/10/2011) notre cerveau emprunte un choix d’action requis par un danger.

A ce stade on comprend réellement qu’il faut changer nos croyances avant de modifier nos comportements alimentaires

Dans un prochain post, je vous donnerais des pistes pour pouvoir le faire.

Perte de poids: les méthodes dangereuses pour la santé ont leurs adeptes par Claudette Samson

 

Claudette Samson
Le Soleil

(Québec) Sauter des repas, prendre des laxatifs ou des pilules coupe-faim, se faire vomir… Au Québec, presque 4 personnes sur 10 ayant essayé de maintenir leur poids ou de le réduire ont eu recours à une méthode dangereuse pour leur santé à un moment ou l’autre sur une période de six mois.

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié hier les résultats de la première enquête ayant porté sur le recours à des méthodes dites dangereuses pour le maintien ou la perte de poids. L’enquête réalisée en 2008 a porté sur la population de 15 ans et plus et fait la distinction entre le recours à des méthodes dites saines (faire de l’exercice, manger des fruits et légumes…) et d’autres dites mauvaises.

Quelque 36 % des gens ont ainsi tenté de perdre du poids ou de le maintenir d’une façon ou d’une autre.

Et de ce nombre, 37 % ont eu recours à une méthode présentant un potentiel de dangerosité pour la santé : sauter des repas, prendre des substituts de repas, des laxatifs, des pilules qui font uriner, des pilules coupe-faim, des médicaments pour maigrir prescrits par un médecin, des produits amaigrissants, commencer ou recommencer à fumer, utiliser des crèmes, des timbres ou des machines ou se faire vomir.

Plus de femmes

C’est sans surprise que l’on apprend que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à recourir à ce type de méthodes et, parmi elles, davantage de femmes monoparentales que de femmes vivant en couple avec ou sans enfant.

L’ISQ établit aussi un lien avec le niveau de revenu. Près d’une personne sur deux du groupe étudié se considérant comme pauvre ou très pauvre a eu recours à ces méthodes contre une sur trois chez celles estimant leur revenu suffisant.

Il en va de même pour les personnes obèses, qui sont plus nombreuses à utiliser une méthode potentiellement nuisible que celles qui font de l’embonpoint ou ont un poids normal.

Enfin, il y a aussi un lien avec la détresse psychologique, celles qui ont un niveau élevé de détresse y recourant plus souvent que celles dont ce niveau est faible ou modéré (46 % contre 33 %). L’ISQ ne peut dire cependant si c’est le recours aux méthodes potentiellement nuisibles pour la santé qui explique un niveau élevé de détresse psychologique ou, à l’inverse, la détresse psychologique qui donne lieu à ces méthodes.

Les résultats de l’étude peuvent être consultés à l’adresse suivante :

http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/sante/poids2011.htm

Obésité : contrôle neuro-comportemental plutôt que privation !

Encore aujourd’hui, l’obésité va de pair avec la notion de capacité personnelle à choisir des aliments sains et des portions restant dans un cadre alimentaire compatible avec la perte de poids. Une nouvelle étude en médecine préventive menée par des spécialistes du comportement du Rush University Medical Center recommande désormais une approche neuro-comportementale qui permet au cerveau de contrôler le comportement alimentaire, en réponse à des stimuli de l’environnement.

En général, les patients en surpoids et obèses reçoivent des conseils de privation sur les contraintes à respecter pour perdre du poids et sont simplement encouragés à lutter contre l’envie puissante de manger les aliments délicieux disponibles autour d’eux. Or, nous savons que cette approche ne fonctionne que rarement, même sur les plus motivés ! De plus, l’idée que le surpoids et l’obésité sont liés à des choix personnels ou à un manque de volonté, stigmatise encore plus les patients et finit par les démotiver.

Ce nouveau modèle pose un cadre scientifique qui décrit comment les choix personnels sont affectés par des facteurs biologiques et environnementaux. Ainsi, 3 processus neurologiques sont impliqués dans l’obésité et l’hyperphagie : récompense alimentaire, contrôle de l’inhibition et actualisation du temps.

Le processus de récompense alimentaire est médiatisé par une voie nerveuse dans le cerveau (le système dopaminergique mésolimbique) qui inclut à la fois l’expérience du plaisir et la motivation pour obtenir et consommer des aliments agréables au goût. Les personnes qui ont une plus grande sensibilité à la récompense ont des envies plus fortes d’aliments sucrés et gras, provocant la vulnérabilité à la suralimentation et au gain de poids.

Le contrôle de l’inhibition qui permet au-delà de l’intensité des envies de nourriture, de contrôler son comportement en dépit d’une forte motivation à manger est médiatisée par le cortex préfrontal du cerveau – zone critique pour la maîtrise de soi, la planification et l’orientation du comportement. Cette région du cerveau s’active lorsqu’il s’agit de choisir des aliments sains plutôt que tentants.

La capacité de se projeter dans le temps – évaluation du bénéfice futur – est le 3e facteur qui réduit probablement les taux de succès des interventions diététiques contre l’obésité. Le plaisir immédiat de manger a un poids plus important sur la prise de décision que les bénéfices d’une perte de poids future. Cette projection temporelle est régie par les mêmes régions du cerveau associées à la récompense alimentaire et au contrôle de l’inhibition.

Il devient donc plus efficace d’aider les patients à contrôler leur poids grâce à des stratégies axées sur l’interaction entre le cerveau et l’environnement, plutôt que par une approche traditionnelle de privation.

(Pr. Brad Appelhans and Al. – Journal of the American Dietetic Association)

Notre premier frein au changement

L’inconscient

Notre inconscient à trois fonctions principales qui sont les mêmes chez chacun d’entre nous. A chaque instant de notre existence, tout passe par ces trois filtres, et toujours dans le même ordre.

La protection, le plaisir, la facilité

 La protection.

            C’est le premier filtre. Celui qui un peu comme un principe de précaution va refuser toute nouveauté, ne sachant pas si ce qui va venir sera dangereux ou pas.

            Ce filtre de sécurité n’ouvrira ses portes qu’après avoir été rassuré. Vous pouvez remarquez que dans l’ensemble des situations diverses et nouvelles qui se présente à vous, les premières questions que vous vous poser vont toujours dans le sens d’avoir une réponse rassurante.

 Exemple : vous marchez tranquillement dans la rue et quelqu’un que vous ne connaissez pas s’approche de vous en vous regardant. Avant même que cette personne ouvre la bouche ou fasse le moindre geste, la première question qui se pose et surtout se ressent, c’est « est ce que je suis en danger », « qu’est ce qu’il me veut » etc. Ouf c’était juste pour savoir l’heure.

Maintenant imaginer le, la mine patibulaire, la démarche hésitante, et que vous tenez votre enfant par la main.  Vous voyez ce que je veux dire ? besoin d’être rassuré(e) ?

 Notre inconscient, s’il ne trouve pas immédiatement de réponses rassurantes va nous mettre dans une situation d’évitement. En revanche s’il est rassuré il va nous ouvrir la porte du filtre suivant qui est celui du plaisir, du confort.

 

Le plaisir

            Eh oui, puisque nous somme rassuré nous allons maintenant tout à fait inconsciemment chercher la solution la plus confortable et plaisante. Une quête de l’agréable en quelque sorte. C’est l’origine de l’Epicurisme, savoir trouver du plaisir dans le moindre rien.  Tout l’inverse de notre société de consommation.

 Exemple : Vous avez mangé plusieurs fois des araignées grillées en suivant le fameux régime du Zombie de la forêt, vous êtes rassuré c’est presque déjà une habitude, et instinctivement, inconsciemment vous allez chercher à les cuisiner différemment pour prendre plus de plaisir à les manger, ou utiliser un pic plutôt qu’une fourchette pour que ce soit plus confortable.

 Une fois que notre inconscient franchi les deux filtres précédent il « glisse » tout naturellement vers le troisième et dernier filtre, celui de la facilité

 

La facilité

            Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ! A elle seule cette maxime résume ce filtre. Parce que lorsque notre inconscient à fait plusieurs fois une même chose, qu’il à trouvé une solution agréable, il va maintenant chercher à la simplifier le plus possible sans altérer son confort ni augmenter son inquiétude.

 

 Quelques exemples de la vie courante.

 

Unisexe :

–       Vous aller prendre votre douche, à n’importe quelle heure, n’importe où, dans n’importe quelles conditions et là, vous reproduisez exactement les mêmes gestes. Le circuit fait par vos mains est toujours le même. Vous commencez toujours par le même endroit et vous finissez toujours au même endroit. Pourtant vous pourriez faire différemment, vous serriez tout aussi propre. Votre inconscient a identifié un parcours sûr confortable et facile. Il ne change pas. Vous pouvez même constater qu’en vous lavant, bien souvent vous pensez à autre chose.

–       Vous enfilez un pantalon, toujours la même jambe en premier etc.

Mesdames :

–       Vous vous maquillez les yeux par exemple, vous commencez toujours par le même œil, puis faite l’autre à l’identique (comme me le disait une cliente : « j’espère »). Alors pourquoi toujours commencer par le même.

Messieurs :

–       Vous vous rasez, idem, vous le faites toujours avec le même circuit, voir même si c’est de façon mécanique vous étalez la mousse, le savon, le gel, de la même façon.

En conclusion, vous comprenez pourquoi il est difficile de modifier ses comportements qu’ils soient alimentaires ou autres. Difficile ne veut pas dire impossible bien heureusement, soyez rassuré, une fois que vous avez la méthode, les changements sont instantanés.